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L'alternative et L'économie.

Par bug-in :: 18/08/2006 à 22:10 :: Action Décision Gestion
Me voici de retour de mon passage à la communauté de la Nef Des Fous.
Déjà, je corrige.
Deux erreurs dans cette première phrase.
Il serait plus correct de parler des communautés, car Jansiac n'abrite plus une, mais deux communautés : "la parendière" et "la grange". Ces deux communautés partagent toutefois un projet commun. Sur le grand terrain de La Nef des Fous (plus de 300 hectares) il est même prévu la place pour une 3ième communauté, pour l'instant sans volontaires sérieux.
L'autre erreur c'est de parlé de "La Nef des Fous", c'est un nom qui est le résultat d'un choix rapide à effectuer pour une vieille publication chez un éditeur, il fallait un nom, ce fut "La Nef des Fous". Mais le nom qu'ils utilisent eux même et qu'ils préfèrent est : Jansiac.

Peut-être faut-il commencé par le début, après tout je ne sais pas qui sont les curieux visiteurs qui passent sur ce blog.
Le début donc :
I.Qu'est qu'un lieux comme Jansiac ?
I.a)Le problème de la notion d'Alternative
Jansiac est une alternative, un lieu de vie alternatif. Le problème c'est que le vocable est fourre tout et qu'alternatif ça veux tout dire. C'est d'ailleurs ce que m'a fait aussi partagé Catherine Terral.
I.b)"La ligne d'horizon"
Catherine Terral est membre de "La ligne d'horizon". "La ligne d'horizon" est un bulletin d'information pour et par "les amis de François Partant". François Partant, pour faire vite fût un économiste qui est revenu du monde "merveilleux" de l'économie et à appeller à l'arrêt du développement compris comme une forme de colonialisme, c'est à dire de détournement des vies des autres peuples à ses propres intérêts (même si parfois le processus est inconscient). Elle préparait un article, sur la critique justement de ce terme "l'alternative".
Qu'en dit Catherine?*
I.c)le point de vue Partanient de l'Alternative et son alternative politique
Elle fait un examen et critique la conception de l'alternative chez François Partant. A la propositin de sortie progressive par une économie alternative, Catherine propose l'institution de communauté politique. Les "alternatives" y sont décriés comme une notion trop flou, dans laquelle se trouve aussi bien des créneau commerciaux que ceux qui critique réellement la marchandisation du monde.
I.d)L'alternative comme liberté politique au sein d'une communauté d'égaux.
Par exemple en expérimentant une "liberté politique au sein d'une communauté d'égaux" qui demeure lucide devant son attitude avec l'économie qui est effectivement ce que l'on peut sentir vivre dans "la grange" ou est Catherine.
Je partage assez son point de vue. Evidement il n'est pas question de tiré à boulet rouge, jusqu'a ce que mort s'en suive sur les autres types d'alternatives, mais bien de valoriser deux principess : La Cohérence, de nos propos et de nos pratiques; La remise en question de nos pratiques, non pas pour s'en pleindre, ou s'en attrister mais pour comprendre (je suis d'humeur spinoziste**) ce qu'implique nos choix du point de vue politique.
Pour répondre rapidement un lieux comme Jansiac est un lieu ou l'on se soucie de la Cohérence et ou l'on se remet en question. Il est aussi un lieu politique, ou un débat, des discutions philosophiques ne mêne pas au rêve, ou à la simple réflexion, mais à l'action concrète dans le monde Réel. La parole doit devenir performative. Agir sur le réel.
Voici ce qu'est un lieu "comme" Jansiac, Jansiac à en plus de tout celà, ces choix spécifiques vis à vis de l'économie.
C'est cette question que je vais maintenant tenter d'approfondir (rapidement comme toujours) pour cette fois.
II.La question de l'Economie
II.a)L'Economie du quotidien et le Mythe de l'économie.
L'Economie tel que nous la vivons, la connaissons au quotidien souffre d'une division entre deux images : l'expérience de la quotidienneté, et l'économie comme mythe, retransmis par les médias. Je ne parlerais donc pas de l'Economie à la bourse, mais des deux visions du quidam de l'économie.
L'économie au quotidien, c'est la gestion de son capital, son budget obtenue par son travail ou par d'autres moyens. L'économie au quotidien, c'est moi qui vais à la boulangerie acheter une marchandise (du pain par exemple).
Le Mythe de l'économie, c'est les termes abstraits : globalisation, marchandisations, mondialisations, gestions des flux, bourse... évidement pour certaines personnes cela n'a rien d'un mythe, mais ce n'est pas cette position qui nous intéresse car elle est celle d'un petit groupe de priviligié parmi les priviligié que nous sommes tous (Nous sommes la bourgeoisie qui s'ignore).
Cette séparation est due à la spécialisation du travail et aux capital qu'il faut déjà posséder pour être dans ses milieux.
Mais l'économie c'est pourtant tout autre chose.
II.b)L'Economie est une forme de relation aux êtres sensible et une relation utilitariste du réel.
L'économie est la forme de relation au réel la plus destructrice pour les liens sociaux et la responsabilité.
La vie de la boulangère ? Cela ne nous intéresse pas, et de toute façon on a pas le temps d'en discuter. Nous sommes tous occupés à nos petites affaires, chacun dans notre coin.
Comment est fait le pain? Cela n'intéresse que des inquiets, des soupçonneux... (pour information tout de même, je ne peux m'empêcher de dire que celà se fait souvent encore avec de la farine animale, les êtres sensibles y laissent une fois de plus leur peaux.)
Voilà pour résumer le comportement que facilite la monnaie.
Quand on fait le pain soi même, il en est évidement tout autre, quand on le fait dans une communauté la question du comment et du qui devient soudainement évidente.
II.c)L'Economie dans l'alternative
C'est souvent difficile à entendre. Beaucoup hors ou dans l'alternative se targue du généreux slogan « le monde n'est pas une marchandise »... Combien autoproduisent ne serait ce que leur dentifrice ? Combien n'achète jamais quoi que ce soit ?
Ces questions font mal et souvent c'est la culpabilité qui vient pour ceux qui sont vraiment porteur de l'idée. Hors il n'est pas question ici de culpabiliser qui que ce soit. Mais d'être lucide et cohérent.
Tout d'abord il n'existe à ma connaissance pas de commauté qui ne se pose pas la question de l'argent parceque pour habiter la terre de manière durable, il y a quelque chose qu'y s'impose au minimum :
L'impôt foncier.
En plus de celà pour beaucoup de lieux il y a :
La MSA (Mutuelle Sociale Agricole).
Ensuite il faut bien dire que l'on ne devient pas autonome en gestion de nourriture du jour au lendemain etc...
Bref, la question de l'Economie est inévitable et l'absence totale d'argent devient un doux rêve.
II.d)Quel choix politique pour l'alternative?
On peut relever rapidement 4 moyens de subvenir à l'argent nécessaire :
_Le micro Hold Up (braquer deux boites de paté végétal) et l'Hold Up (braqué directement de l'argent la ou il se trouve). Cette pratique est évidement la moins éthique, la plus dangeureuse, la moins tenable etc. Toute fois elle existe.
_La Subvention (agricole), pratique courante, en général elle est prise (il faut pour celà élever quelques moutons-chèvres-vaches) et elle est redonné à l'Etat via l'impot foncier...
_La commercialisation du mode de vie, du lieu, de formation à des techniques diverses. Cette pratique est courante. Elle est pourtant pas dénuer de problème éthique surtout si l'on dit en même temps que l'on est contre la marchandisation. Vendre sur place des boissons, ou quand on est à l'extérieur àjouter à la vente son idéal en plus de la production...
_La vente de production qui proviennent du lieu à l'extérieur ou la vente de sa force de travail. Paraître être la solution qui fait participer le moins au capitalisme. Si il y a vente à l'extérieur c'est sans la vente de l'idéal (sinon on reivent à la position de la commercialisation du mode de vie). La solution la moins désagréable pour la cohérence est probablement qu'a tour de rôle, ou au volontariat ou etc. qu'il y en ai quelque uns qui sortent temporairement du lieu et vont travailler à l'extérieur pour ramener de l'argent qui est ensuite utiliser par la communauté entière.

Voilà, je m'arrête la pour aujourd'hui.

*le titre provisoire (?) de son article est : « Contribution au débat, commission alternative », 3 pages A4.
**Spinoza à produit deux écrits, qui disent quelque chose de proche mais qui pourtant diffère et dont on retient en général "Ni rire, Ni pleurer, mais comprendre", mais sa réflexion est bien plus profonde, ceux que ça intéresse iront voir d'eux même tout le contexte, les deux occurences sont ici :
Dans une lettre de 1665 sur la guerre d'Angleterre :
« Si le célèbre railleur vivait de notre temps, il en mourrait de rire. Moi, pourtant, ces troubles ne me poussent ni à rire, ni à pleurer, mais à philosopher et à mieux observer la nature humaine. »
Dans son Traité politique, Chapitre I, §4 :
« J'ai mis tous mes soins à ne pas railler, ne pas déplorer ni maudire, mais comprendre. » (en latin : « non ridere, non lugere, neque detestari, sed intellegere »)