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Techniques de l'atome, portables et monté des violences durant la Grêve

Par bug-in :: 20/11/2007 à 1:54 :: Politique & Culture
J'ai été invité par le café des sciences d'Avignon à faire une intervention de 15 minutes sur les techniques de l'atome, qu'ils apellent encore nanotechnologie. Vous pouvez trouvez grossièrement le texte de mon intervention à cette page, instauré récement et plus particulièrement (format PDF).

J'avais déjà parlé, via un article commentant le livre de Miguel Benasayag (philosophe et psychnaliste)
, "plus jamais seul", les problèmes anthropologique et sociaux, qu'apportais le téléphone portable à
la
personnne (http://www.decroissance.info/Le-telephone-portable-selon-Miguel).

Un autre texte, de PMO (Pièce et Main d'Oeuvre) cette fois, annonçait déjà les problèmes écologique
rencontré avec la fabrication des puces, destiné
à ces objets (« le portable gadget de destruction
massive » :
http://zecc.free.fr/meu/textes/decroissance/pmo/pmoportable.pdf).

Mais les questions de la santé restaient trés débattu. Seul les associations Robin des Toits et Next-UP
(www.next-up.org), osait poser des
questions critiques, mais les experts, se renvoyaient d'études en
études,
et aucun accord ne tennais... jusqu'a aujourd'hui!

Le site Next-Up à relevé et sauvé une vidéo d'une émission de télévision (le magazine de la santé)
annonçant la nouvelle :
http://web.next-up.org/email.php?id=389&cv=vC4aBWlmRjLWhQw0a6Ch (il faut
ensuite cliquer sur le lien indiquer dans la page).


Personne ne pourra plus dire à présent qu'il n'est pas au courant.

Je suis frappé aujourd'hui par les montés de violence contre les grévistes, comme le montre les
extraits visible dans le zapping du lundi 19 novembre 2007 (dispo ici ).
Traité ce qu'il se passe comme le produit d'une société fasciste de gauche, c'est tout de même culoté dans un gouvernement mené par l'UMP. Pendant un temps, je me suis dit, les libéraux (les vrai) sont moins nombreux et certainement plus intelligent que les gauchistes... ET bien non! je me suis trompé, visiblement il n'y a pas que sur le plan théorique ( comme l'avait vu michéa, voir fiche de lecture de son dernier livre, ici même ) qu'ils se rassemblent, mais sur le plan de la médiocrité intellectuelle!

Petit rappel donc :
I.Déplacement et Travail :
_La grêve n'est pas une prise d'otage. Demandé à Ingrid Bétancourt ce qu'est une prise d'otage et vous comprendrez la différence. Comme l'indique Alternative Libertaire : "Une prise d’otage, c’est si on t ’enferme dans une cave, menotté au mur, cagoulé, et que régulièrement on vient te foutre un pistolet sur la nuque en te menaçant de te buter parce que ta famille ne paye pas." (voir leur trés bon article complet qui montre en même temps que la violence monte aussi dans les propos grévistes)
_La grêve met en relief notre dépendance au système technicien, et cette dépendance, ne surgit pas de nulle part, du jour au lendemain, mais elle est rendu possible parceque l'espace de la ville, son territoire, sa répartition, tout est fait pour favorisé les techniques modernes et marchande au détriment des techniques autonomes et libres. Voila peut-être une explication qui permettra d'en calmer quelques uns, au lieu de les voir s'exciter derrière les couleurs de "libérté chérie", autrement dit "commerce chérie".
Enfin, rapellons quelques arguments que l'on retrouve par-ci par la, sur le net et grâce à la préselection de Rézo :

"On nous empêche de travailler !". Non. Il n’y a pas de piquet de grève devant chaque entreprise. Au sens strict, les grêvistes n'empêche pas, ils cessent d'y aider. C’est quand même très différent : les grévistes suspendent le service qu’habituellement ils rendent contre salaire, et renoncent à leur paie pour la durée où ils cessent de «servir ». Ils exercent ce faisant leur droit de grève, strictement incontestable.

II.Les grêvistes sont des priviligié !

1er cas : Comment parler de "privilégiés" quand on ne regarde jamais du côté des retraites-chapeau à 1 million des PDG ou plus ordinairement des "autres" régimes spéciaux ? Députés ? Militaires ? Exploitants agricoles (4 milliards de transferts par an, d'après l'humanité) ? Qui d'autre ? Pourquoi personne n'est capable de comparer ces "privilégiés" a 1000 euros de retraite mensuelle aux bénéficiaires des largesses patrimoniales du régime  (extrait de cet article) ?

Second cas : "Supprimer les régimes spéciaux, c’est une question d’équité". Non. C’est une question de dumping social. L’équité, ce n’est pas aligner sur le pire régime, mais sur ce qu’on peut faire de meilleur pour le plus grand nombre. Et l’équité n’est pas non plus à géométrie variable. Si la préoccupation réelle du gouvernement Sarkozy était l’équité, il instaurerait un salaire unique. Puisque tou-te-s les travailleurs/euses sont sensés cotiser le même temps pour leur retraite, pourquoi donc ont-ils et elles des salaires différents ?! Voilà pour le coup qui est bien inéquitable ! Allez, hop, tout le monde aligné sur le salaire moyen (1903 euros par mois en 2005), y compris le président de la République qui vient de se tripler son salaire pour gagner 10 fois ce salaire moyen !

Variante : "La mondialisation oblige à supprimer les régimes spéciaux". Non. Ceux et celles qui pensent ça sont donc prêt-e-s immédiatement à toucher un salaire chinois ou indien, puisqu’"avec la mondialisation on n’a pas le choix" ? [...] La mondialisation n’est qu’un prétexte pour cacher des choix purement idéologiques.

III.La retraite et l'allongement de la vie :

"Avec l’allongement de la vie, il faut bien travailler plus longtemps". Non. La productivité augmente plus vite que l’espérance de vie. Donc la richesse existe pour financer largement cet allongement de l’espérance de vie. Simplement il y a un choix politique idéologique : laisser les capitalistes, les actionnaires, les possédants, accaparer cette richesse supplémentaire au lieu de la distribuer à ceux et celles qui ont contribué à la produire.

La réforme est inéluctable en raison du vieillisement de la population. Cette manière de présenter les choses est erronée, et ce, pour deux raisons. La première, est qu'elle  laisse croire que les retraites reposent uniquement sur les cotisations salariales. Ce qui est faux. Les patrons cotisent au régime générale à hauteur de 9.9 %. Du coup, dans les consciences, cette représentation démographique épargne la part contributif des patrons dans le financement des retraites. Si bien que les patrons et leurs médias peuvent poser le problème comme uniquement inhérent aux seuls salariés. Dés lors les patrons peuvent présenter comme seule solution juste, équitable, l'allongement de la durée des cotisations pour tous les salariés afin d'augmenter les versements. La deuxième raison est qu'elle laisse entendre que les patrons ne sont pour rien dans les déficit et qu'ils est hors de question de les mettre à contribution.Ce qui est faux. La part patronale ne cesse de baisser et il est toujours possible d'augmenter la part patronale. L'équité voudraient que les patrons soient aussi mis à contribution. Or, on assiste au contraire.
Affirmer que l'allongement, leur "réforme" sert à sauver le système par répartition est exactement le contraire. Car la diminution constante de la part patronale revient à mettre en place un système par capitalisation ou par définition les salariés financent leur retraite avec leur seul salaire.Les cotisations des seules salariés ne peuvent financer un régime par répartition.

IV.La question démocratique

"C’était une promesse de campagne, être contre est anti-démocratique". Non. La démocratie, ce n’est pas tout est à prendre ou à laisser. La démocratie, c’est l’élaboration collective du fonctionnement de la société. Il n’y a pas de débat sur cette question, mais un passage en force du fait d’une lubie d’un seul homme. La démocratie, ce n’est pas un chèque en blanc.

"L’opinion publique est contre cette grève, les sondages le prouvent". Non. Un sondage n’a jamais rien prouvé. Tout dépend de la manière dont on pose la question. Demandons si vous pensez normal de travailler plus pour gagner moins. 99% de Non ! Donc 99% de gens contre la contre-réforme des retraites de Sarkozy.

V.Démonter l'imaginaire de l'anti-gréviste (à partir de l'article sociologisant dispo ici)

La France serait un pays de grévistes. Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4 millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en 2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001), l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d’augmenter.

La France recourrait davantage à la grève que ses voisins. Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée grevée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l’Italie (première), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (septième), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (huitième). Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques – réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait – se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième.

[Michéa] L'empire du moindre mal

Par bug-in :: 29/09/2007 à 10:06 :: Politique & Culture
L'actualité est pleine de petits livres fort intéressant, j'en signale qq.uns :

Micropolitiques des groupes de david vercauteren
Entropia n°3, Décroissance & Technique
Eloge du conflit de Miguel Benasayag et Angélique del Rey
L'empire du moindre mal de Jean Claude Michéa

J'ai commencé une fiche de lecture du dernier livre de Michéa. Il faut encore que je fasse les 3 derniers chapitres, mais déjà voici qq.indications, sous forme de fiche de lecture.

Jean-Claude Michéa, L'empire du moindre mal ; essai sur la civilisation libérale. Climats, 2007, Paris.

210 pages. 19€.


Les titres sont de Michéa, pas les sous titres.

Le livre

I. L'unité du libéralisme

§1. Sous les diverses apparences du libéralisme (néo, ultra, vrai, économique, culturel) se tient une unité positive du projet libéral tel qu'il s'est « défini depuis le XVIIe siècle, et, [...] la philosophie des Lumières1 » et dont nous vivons l'accomplissement logique2. Autrement dit le capitalisme contemporain est le seul libéralisme réellement existant (p 13 – 14).

§2. Malgré les propos divers et varié tenu sur le libéralisme, il faut considérer que le libéralisme d'aujourd'hui n'est que l'extension, ou déploiement, du projet libéral initial (p 14 – 15).

Et ce libéralisme à des principes unifiés qui recouvre le politique, le culture (droit et moeurs) et l'économique, contrairement à une division opposant l'émancipation d'un libéralisme politique et culturel contre les nuisances d'un libéralisme économique (p 15 – 16).

L'auteur assume les inévitables et non neutre, simplifications, choix et interprétations (p 16).

§3. La critique ne portera pas sur une posture « strictement défensive3 » (comprise comme contre-pouvoir) des « libertés démocratiques fondamentales4 » là ou elles sont « menacées, détournées de leur sens, ou abolies5 » mais sur le libéralisme compris comme société, gouvernement « rendu possible par la destruction définitive des bases de l'Ancien Régime6 » (p 16 à 18).

Le libéralisme est l'idéologie moderne qui combat toute conservation ou réaction des valeurs qui ne s'inscrivent pas dans le « projet occidental moderne » dont il est « le seul développement théorique cohérent » (p 19).

Recadrage historique

§4. Pour comprendre le projet occidental moderne, il est nécessaire de le voir comme une exception et non comme une « étape historiquement nécessaire », « inéluctable et irréversible ». Il faut voir derrière les « blocages ou [...] obstacles » mythique, la réalité des choix politiques dans l'histoire de l'exception occidentale (p 19 – 20).

Trinôme unitaire du projet moderne

§5. Parmi ces choix, celui de pouvoir tout contrôler (être maître de la nature), tout posséder (être possesseurs de la nature), tout réaliser (comme l'exige l'idéologie de l'expérimentation), aiguillonne le sens du Progrès Moderne. Il pourra s'opposer à l'église mais sera aussi l'opium de l'histoire tel que la défini l'occident, qui se pense comme vérité universelle. La croissance économique (tout posséder) « est la base et le moteur » (Michéa lie tout cela à la révolution galiléenne) (p 20 à 23).

Motivation

§6. Ce modèle à été rapidement convoqué contre « l'ampleur et la durée des guerres du temps » (p 23 – 24).

Ces dernières se caractérisent par deux traits : des « affrontements infiniment plus meurtrier et dévastateurs qu'auparavant » et la généralisation de la guerre civile idéologique (p 24 à 26).

Cette hypothèse semble confirmée par les hyperboles de l'époque sur un état de nature de la guerre de tous contre tous (p 26 – 27).

Sous bassement idéologique

§7. La culture du libéralisme est « la crainte de la mort violence, la méfiance envers les proches, le rejet de tous les fanatismes idéologiques et le désir d'une vie [...] tranquille et pacifiée » (p 27 à 29).

§8. Le projet moderne est original par la volonté de protéger absolument la conservation de soi au détriment de la société (comme on peu le voir ailleurs) à en proposant soit l'armée professionnelle, soit la désertion migratoire, soit l'espoir d'une guerre technique « sans morts (au moins de leur côté) » (p 29 à 31 et note B page 58 – 59).

Le projet moderne s'accompagne d'une anthropologie de la lassitude qui pose comme vérité deux pensées à combattre : _la prétention à détenir le vrai (notamment sur le bien) à laquelle elle opposera le nihilisme soit pour Michéa le « relativisme culturel (ou multiculturalisme) ».

_l'héroïsme, la gloire, l'estime et la vertu qu'elle suppose être le masque de l'amour propre et de l'intérêt privé (philosophie du soupçon ou déconstructionnisme).

La figure que favorise cette idéologie est le négociant, l'homme du marché rationnel (p 31 à 33).

Objectif du libéralisme

§9. L'objectif du libéralisme est engendrer l'ordre et l'harmonie mécaniquement (sans « faire appel à la vertu des sujets »), c'est un « équilibre autorégulé », ou « processus sans sujet ». Cette élimination de l'homme à abouti théoriquement à la cybernétique ou au structuralisme et se réalise à travers le Marché et/ou le Droit (p 33 – 34, et note p 59 – 60).

Moyens

§10. Le Droit est chargé de permettre la coexistence de tous les modes de vie (jugé tous acceptable) « sous la seule et unique réserve, [...] que ses choix soient compatibles avec la liberté correspondante des autres », les liberté sont mise en concurrence (p 34 – 35).

Le Droit ou la politique libérale est un calcul d'ajustement établir par des gestionnaire pour la pure « administration des choses » (p 36 – 37).

§11. Mais cette neutralité revendiqué est mise en difficulté, dès que des liberté semble s'opposer entre elles, en effet, où « ne pas nuire à autrui » ? Le jugement se fait alors à l'aveuglette (p 38 – 39).

Michéa concrétise avec la prostitution (travail ou pas ?)7. Et montre ainsi qu'en fin de compte le droit libéral ne peut que se contenter « d'enregistrer passivement la variation incessante des différents rapports de force qui travaille l'opinion et la société », multipliant les censures, contrôles et interdits, il s'éloigne alors des rêves de ses fondateurs (p 39 à 43).

§12. A cette société juste peu s'opposer une société décente issus d'une collectivité qui « s'organise en tant que telle » avec une solidarité minimale (p 43 – 44).

§13. Mais les libéraux, comme Frédéric Bastiat, en 1848, propose une autre alternative : délégué au Marché, à l'économie, l'autogestion de ce problème qui par un processus mécanique et magique, de la libre concurrence, de la main invisible, de la Providence, engendrera la croissance illimité qui redonnera vie aux classes souffrantes en élevant le salaires et les prix moins chers, ce qui tout aussi mécaniquement donnerai la moralité au plus grand nombre en retirant l'envie et le ressentiment. Ce qui est un peu paradoxal puisque pour d'autres libéraux comme Mandeville ou Adam Smith ce sont les vices qui permettent ou encourage à la consommation (p 44 à 51).

Le libéralisme oscille entre Droit et Marché, sa réhabilitation morale du marchand (universellement méprisé) révèle la part fondamentale et motrice que celui-ci prend, dès son origine (p 52 – 53).

§14. L'unité du libéralisme est donc cohérente, et la main visible de l'état et du Droit « se découvre perpétuellement contrainte » de faire des concessions à la main invisible du Marché (p 54 – 55).

§15. L'ordre moral qu'on voulu chasser les libéraux de l'état semble revenir par le Marché « à travers son immense industrie du divertissement et son omniprésente propagande publicitaire », prêchant les raisons scientifique, rationnelle, d'envisager les choses (p 55 – 56).

II. Questions de méthode

Trop de crédit et d'incompréhension on été porté sur Marx et sa vision inéluctable, déterministe de l'économie et de la technique (p 63 – 64).

En cela, la théorie marxiste reprend beaucoup aux libéraux et à influencer nos lectures actuelle du passé qui presque inévitablement reconstruisent cette idéologie (p 64 à 66).

Et pourtant notre société capitaliste à été possible grâce à la réunion d'un ensemble de dispositifs fondamentaux contingent, mais originaux, parmi lesquels l'idéal de la Science joue une place décisive. Michéa s'oppose aux communismes et socialismes qui veulent accompagner le capitalisme (comme la théorie de l'Empire et de la Multitude) et rejoins le courant critique du « matérialisme historique » (Polanyi, Clastres, Sahlins, Castoriadis, MAUSS, décroissance, Encyclopédie des nuisances, Semprun) (p 66 à 68).

III. « Société ouverte » et politique de la nécessité

Ce chapitre semble constituer une variation sur le thème de l'équilibre des forces (I.§11), ici masqué par le libéralisme derrière des ambitions morales.

§1. Le libéralisme se présente parfois dans un « esprit de tolérance »8 et de « refus du rejet d'autrui ». Mais il ne s'agit pas d'une ambition morale - car celles ci sont toutes balayé au rang du privé ou comme rejeton de la structure d'origine de l'individu - mais d'une « stratégie du moindre mal » pour faire partager l'idée d'une politique contingente qui se présente comme nécessité d'abandonner toute morale et de suivre le Marché (pour le contenu) et le Droit (pour la forme) (p 75 à 81).

§2. Si tolérance de la société ouverte il y a, antiracisme, c'est au prés des riches ; le métissage étant une couverture dorée pour la consommation touristique et les instrumentations diverses (p 81 à 83).

IV. Tractatus juridico-economicus

Ce chapitre insiste sur l'opposition morale versus économie et droit.

§1. Ce chapitre s'attache à éxumer les bases « imaginaire des sociétés moderne9 ». La base originel du libéralisme est anti-humaniste. L'homme y est forcément méchant, incapable « de vrai et de bien ». Et cette méchanceté de l'homme sera utilisé à profit. Le libéralisme doit pour se maintenir multiplier les ennemis extérieurs contre lesquels il protège, au lieu de porter l'attention sur ses résultats (p 91 à 93).

§2. Immanquablement le libéralisme critique toutes « les figures traditionnelles de l'autorité politique10 » et soumet les personnes chosifiés aux mécanismes providentiel du Marché et du Droit.

§3. Pour maximiser son libéralisme, l'état libéral doit minimiser ses interventions (sauf s'il doit défendre « les conditions du laissez-faire »), se couper de morale, de religion et se débarrasser de l'homme (être sans sujet) (p 95 – 96).

§4. Refus du travail sur soi pour y préférer l'individu rationnel qui gère ses intérêts et désirs (p 96 – 97).

§5. Remarque approfondis sur l'évolution du Droit suivant le Libéralisme (sonne comme un échos sur la prostitution au I. §11) (p 97 à 101).

§6. Remarque approfondis sur l'économie. L'objectif de croissance est partagé à droite comme à gauche, avec la recherche d'une concurrence libre et non faussé et d'un agent rationnel qui cherche à maximiser son utilité et non ses considérations morales (p 101 à 103).

Critique l'externalisation des problèmes, la publicité, le PIB comme indice du bonheur, la valorisation de marchandises et d'activités destructrices de la nature et de l'humanité.

§7. Michéa insiste sur le parallèle Economie/Droit et la critique libérale de toute limite (p 105 à 107).

Les notes G et H relié à ce § sont plus intéressante, l'une est une critique du livre de Rancière sur la démocratie vis à vis de son utilisation de Platon ; l'autre une critique de Deleuze et Guattari durant la période Mille Plateaux (p 118 à 129).

V. Egoïsme et common decency

VI. L'inconscient des sociétés modernes

VII. De l'empire du moindre mal au meilleur des mondes





Résumé critique

Enjeux

Faire une vrai union critique du libéralisme, qui dépasse le faux clivage qui accuse doit l'homme (droite), soit la société (gauche).

Restaurer de nouvelle ambition morale dans la pleonexia (toujours vouloir plus) contemporaine.

Méthode par jeux d'opposition et axe radical

morale / Economie et Droit

tradition/ modernité

limitation/illimitation

L'axe auquel s'oppose radicalement Michéa est le système de liberté concurente, le déterminisme, l'idéologie du Progrès et de la Science.

Intérêt

Fait le lien société libérale/société de contrôle.

Dévoile la dialectique Economie/Droit comme opposition à toute morale.

Fait le point sur un historique qui montre des bases communes au libéralisme et au communisme.

Montrer l'intéret historique pour le libéralisme (à cause des guerres de religions) de puiser dans la science comme idéologie (Latouche faisait déjà cette remarque dans l'invention de l'économie).

S'adresse à un large public.

Critique

La morale risque d'être confondu avec la tradition car l'opposition tradition/modernité nécessaire à cause de la démarche libérale clairement identifié comme moderne (ici) fait apparaître une porosité aux courants traditionnalistes dans lesquels puise l'extrême droite.

Confusion entre Capitalisme et Libéralisme, du en partie à un nihilisme perçu comme essentiel au libéralisme, alors qu'il n'est que le stade transitoire entre capitalisme et libéralisme. Le problème vient de la perception par Michéa de l'emploi de la logique économie comme résolution au problème juridique par Bastiat alors qu'elle est inscrite dès le début du projet capitaliste auquel le libéralisme vient se greffer grâce à la chute des morale et à l'instauration de la science comme nouvelle religion. (Michéa voit bien que la nouvelle morale économique est dans le libéralisme met il voit ça comme quelque chose de tardif, alors que la logique économique est inscrite et redoubler dans le projet moderne et scientifique par le « maître et possesseur de la nature » de Descartes).

Manque une critique de l'état ou du pouvoir.

La critique de la déconstruction appliqué sur le concept d'humanité, d'authentique ou de valeur morale, par le libéralisme semble permettre un flou sur la common decency que propose l'auteur.

1Page 14.

2Page 14.

3Page 17.

4Page 17.

5Page 17.

6Page 18.

7Plus loin Michéa prendra un autre exemple : le cannibalisme entre consentant légal ou pas ?

8Sur ce point, voir par exemple : Voltaire ou Spinoza.

9page 91.

10page 94.